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Circuit de visite

On accède aux ruines par un chemin très raide protégé par deux murs, mais il fallait d'abord franchir une première porte, à l'emplacement des maisons actuelles.

La basse-cour (granges, étables, pâturages,...) se trouvait dans un enclos en contrebas de la face Sud du château (à gauche du chemin d'accès).

La première tour que l'on découvre la tour d'entrée (1) date du début du XIVe s. mais fut surélevée et percée de fenêtres au XVe s. dans le cadre d'un réaménagement général du château. Au pied de cette tour, on remarquera les pierres de battée de la deuxième porte (2) protégeant l'accès.

En poursuivant la montée, on arrive, à hauteur de la grille (moderne), à l'emplacement d'un pont-levis (disparu) (3) qui enjambait un fossé, aujourd'hui comblé, et l'on débouche dans la haute cour (4) du château.

Circuit de visite 01/02 Circuit de visite 02/02

La partie basse du château

Cette cour, qui n'est déblayée qu'en partie, était bordée de bâtiments à fonction domestique : la maison du portier (5), les écuries, un four (6), des granges, des ateliers, etc..

A l'extrémité Est de la cour se trouve une construction à trois niveaux : il s'agit, croit-on, du logement de la garnison (7). Le rez-de-chaussée était surmonté d'un étage où l'on peut encore voir une fenêtre à double banquette dans la partie supérieure du mur Sud. En sous-sol, une vaste salle voûtée (7), bien conservée, a été aménagée par les Amis de Montaigle afin de servir de lieu de réunion, voire de salle de spectacle. Elle est équipée à cet effet (eau, électricité, sanitaire, chauffage).

En retraversant la cour, il ne faut pas manquer de s'approcher de la tour flanquante (8) qui défendait la courtine Nord. Elle comporte une belle fenêtre à banquette, pratiquement intacte.

Non loin de là se trouve le puits (9), autrefois englobé dans un petit bâtiment. Entièrement maçonné, il a une profondeur de 33 mètres. Son écho répète remarquablement la voix, ainsi que l'a écrit Victor Hugo. Pour que vous puissiez l'entendre comme lui, il a fallu qu'on en retire une hauteur de 28 m de décombres et de pierres. Le puisage de l'eau à grande profondeur rendait nécessaire l'utilisation d'un mécanisme (treuil ?) dont il subsiste l'assise de pierre (10), en forme de cône tronqué renversé.


La face nord du château

On a ainsi l'occasion de découvrir une tour d'angle (11) et une grosse tour carrée (12) qui font mesurer la difficulté du sauvetage entrepris par les Amis de Montaigle pour enrayer la dégradation des murailles naguère rongées par le lierre et les intempéries (voir photos comparatives présentées au Musée).

Après avoir longé la partie haute du château, on arrive sur le plateau d'où l'on peut découvrir un angle de vue remarquable sur la tour dite de la Retraite (13) et sur la "Chambre de parement" (20). A noter : une baie (14) avec des pierres en encorbellement (balcon ou latrine ?), et, à mi-hauteur, une différence bien visible dans la maçonnerie, qui se retrouve sur toute la façade Sud (remaniements du XVe s.).


La partie haute du château

A gauche de l'escalier (15) d'accès au donjon s'ouvrent deux longues salles voûtées (16) qui devaient servir d'entrepôts. L'une d'elles est en grande partie effondrée.

"La chastellerie" (17), l'aile située sur la droite du départ de l'escalier, comportait une grande salle (dont la voûte est effondrée, mais il en subsiste des traces bien visibles) et, au-dessus de celle-ci, un étage (au moins) en correspondance avec les appartements seigneuriaux. C'est dans cette aile que l'on situe le logement du capitaine (châtelain) de la garnison...


La tour carrée (12) accolée à cette partie du bâtiment était, dans sa base, une citerne alimentée par les eaux de pluie des toitures environnantes. Cette tour comprenait aussi, à l'étage, une petite pièce pavée, devenue inaccessible (voir photo au Musée).

Les appartements seigneuriaux comportent deux grandes salles. De la première, la salle du donjon (18), il ne reste quasiment que le niveau des caves, déblayées récemment. Elles servaient probablement de cuisines, ainsi que le laissent supposer des vestiges de fours, notamment dans la tour du donjon (19). Tout ce niveau était couvert par deux longues voûtes, aux assises encore apparentes, qui supportaient le sol de la salle du donjon.

La seconde, dite "Chambre de parement" (20) [à laquelle on a donné récemment un nouvel accès par un escalier contemporain qui aboutit à côté d'une cheminée], était éclairée par de larges baies à meneaux, qui étaient fermées par des vitraux. Les murs étaient enduits et peints de couleurs vives. Une cloison devait diviser cette salle en deux pièces, chauffées chacune parune large cheminée (21); l'une d'elles est encore bien visible : elle fermait partiellement la tour d'angle dite de la Retraite (13).

La "Chambre de parement" comportait un étage (voir les vestiges de baies de fenêtres à double banquette) auquel on accédait par un escalier (22) aménagé dans l'épaisseur du mur Nord . Signalons aussi, en sous-sol, une petite cave (23).

La partie haute des ruines est dominée par la tour de guet (24) que contourne un petit escalier donnant accès à une pièce carrée (25), édifiée sur une salle voûtée contiguë à la tour d'entrée. La destruction partielle du bâtiment permet de découvrir la superposition des étages. (Actuellement inacccessible).

Des fouilles archéologiques effectuées il y a peu sous les appartements seigneuriaux ont révélé les vestiges d'un premier château remontant à l'époque carolingienne (IXe-Xe s.).

Ensuite, au XIIIe s., on édifia à sa place un simple donjon ou tour carrée, à la fois tour de défense et d'habitation, auquel succéda, vers 1300, le château comtal, diverses fois remanié par la suite...